Profession incompétent

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de thomasfuzel le 30 April , 2009

Profession incompétent: un directeur de théâtre dépassé par les événements avait programmé la venue d’eune star internationale qui ne viendra jamais. La star de ce soir est finalement ce directeur avec ses histoires de famille, ses envies, ses incompréhensions de la société qui l’entoure. Il n’est pas facile de satisfaire un public qui attend un spectacle de renommée.

Le noir, ce fond de scène est la fierté de ce directeur. Le skateboard permet son entrée sur la scène. Oui, les objets deviennent des personnages eux-mêmes. Le personnage joue avec ces objets pour créer un univers attachant et complètement fou parfois.

Le comédien joue avec l’espace dans un esprit déjanté en poussant son personnage à l’extrême.

Thomas F.

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Courts en fac

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, VIDEO  
  de thomaslaigle le 30 April , 2009

Pour marquer la fin de la “semaine tout courts”, l’association Unividéo nous propose “courts en fac”,
une soirée riche en émotions. Sept courts métrages, réalisés par des étudiants et sélectionnés dans
toute la France, sont en compétition afin de remporter le prix du jury (le Grand Michel) et/ou le prix du
public (le Petit Michel). Dans cette soirée soirée du cinéma franchouillard, le Michel remplace l’Oscar.

Les quatre premiers films semblent évoluer autour d’un point commun: la folie. Effectivement, dans
“The Disappearance”, une jeune fille isolée dans la campagne suce des cailloux avant de se décider
à partir et à oublier son malaise. Le plongement dans cet univers est assez dur, la fin arrive comme un
cheveu dans la soupe. Ne serait-ce pas là l’effet voulu?

“Alternatives” témoigne d’une folie plus explicite. Un homme complètement perdu dans une sorte d’hôpital
psychiatrique a des visions de femmes. L’espace, rendu surnaturel par la lumière, accentue la démence de
cet homme qui ira jusqu’à cracher du sang avant d’avaler un drôle de cachet. Serait-ce la voie de la guérison ou
plutôt celle du suicide?

L’ambiance noire et malsaine due aux deux précédents courts métrages est détendue lors de la projection de “Tenth”.
Deux êtres complètement allumés, enfermés dans un cube, cherchent à communiquer. Cette poésie des comportements
enfantins des personnages a su séduire, pas étonnant de voir le prix du public attribuer à “Tenth”. Le visuel (jeu d’ombres,
gestuelle des corps) contribue à apporter cette pointe d’humour à ce court métrage très touchant.

“Les mémoires de Faust” situe l’intrigue en 1880 à Paris. Tel un témoignage du sorcier illusionniste qu’était Faust,
ce film relate le moment où celui-ci avait acheté un livre de magie alors qu’il n’avait plus un sou.
Ce ne sont alors que malheurs qui s’en suivent. Sa femme devient malade, et il ne peut plus supporter
la lumière. L’histoire est finalement assez creuse, et ne possède pas vraiment de chute. On a seulement
l’impression de voir un minime épisode d’une longue série.

Dans un tout autre genre, “Affaires de femmes” nous transporte au Bénin où le petit commerce est
assuré par la gente féminine. Sous forme d’un documentaire, on découvre, à travers des scènes de
la vie quotidienne de la population béninoise, les clichés malheureusement réels de la femme soumise
à l’autorité masculine. Les hommes ne souhaitent pas voir les béninoises à des postes jugés trop
compliqués pour elles. Ainsi, elles se retrouvent sur le marché pour gagner leur vie.

Malgré un désaccord du jury, le Grand Michel fut décerné à Thibault Arbre pour son film “Aurores Bauréales”.
Dans une suite interminable de flash-backs, deux adolescents (un garçon et une fille) font le point sur leurs
moments passés, puis sur leur rencontre. Dans ce monde onirique, le son et l’image sont merveilleusement
bien travaillés et donnent un côté insolite au film. Soudainement, une grosse rupture balance la scène de
passion amoureuse dans une ambiance sombre et tragique. Le dur retour à la réalité est vraiment fatal ici.
Le malaise des adolescents est au summum: le suicide viendra à bout de toutes ces rêveries inutiles.

D’un point de vue tout aussi sinistre, “l’âge moderne” évoque l’histoire d’un couple à la dérive. Lui, il se
défonce le crâne le soir (jusqu’à l’hallucination) avec ses amis. Elle, elle l’attend sagement au foyer
conjugal. Un jour, ça dérape, le femme prend une balle dans le ventre après une violente dispute.
Le plateau de tournage apparait alors, les acteurs se dispersent, seul l’homme reste paralysé au milieu
de la scène. Le mur entre personnage et acteur semble ici s’effondrer.

Après une entracte, Unividéo nous propose de visionner un court métrage hors compétition,
“La place du mort”. Ce film d’animation, malgré son ton malicieux, est avant tout très noir.
Albert, un dentiste, en retard à son travail provoque un gros carambolage sans s’en rendre
compte. L’esprit de vengeance des victimes auront-ils raison de lui?

Pour clôturer cette sublime soirée, un one man show prend possession de la scène.
A l’aide de ses instruments (guitares et synthé) il nous confie son rêve de devenir rock star,
ses critiques des clichés cinématographiques, de l’intello asocial, des chanteurs français bidons…
Il essaye de créer un contact avec le public. Cependant, son humour est parfois un peu lourd et
le rythme lent. Mais cela s’annonce très prometteur pour son avenir au stade de france (comme
il nous l’annonce).

Rien de tel qu’un pot offert par l’association Unividéo pour finir cette soirée en beauté. Ah, des
soirées comme ça on en veut tous les jours!

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Gloriette

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de pierrelependu le 30 April , 2009

La petite salle est comble, le décor est sobre, la musique et le spectacle commencent. Une comédienne fouille dans une valise, sort des gants, un foulard, des chaussures, et dessine gracieusement dans les airs un corps de femme.  Elle danse jusqu’au fond de la scène, nous tourne le dos et s’efface. C’est alors qu’apparaît une autre comédienne, en collants, comme nue. C’est Gloriette.  Elle ne parle pas, mais on la comprend parfaitement, à travers ses gestes et les expressions de son visage. Elle court sur la scène, comme apeurée, puis enfile tant bien que mal les accessoires sortis de la valise magique, comme si elle découvrait chaque objet. La voila qui rit, danse, c’est un tourbillon de sentiments. Les deux comédiennes se parlent comme si elles étaient amies, mais sans se regarder, en faisant les mêmes gestes. Gloriette est comme  la personnification des sentiments de la première comédienne. Elle symbolise ses envies refoulées, en amour, en amitié… Comme une amie imaginaire.
Deux superbes comédiennes nous font vivre un moment de bonheur, de folie, de charme, de sentiments sans pudeur ni retenue. On les regarde danser, rire, pleurer, se battre et s’aimer… On est tant envoutés par la musique que par leur superbe accent espagnol . Émouvant, charnel.

Pierre

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S——-S

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE, VIDEO  
  de pierrelependu le 30 April , 2009

Une pièce de « théâtre d’objet » de 20 minutes avec un titre à deviner… Autant dire qu’on ne sait vraiment pas à quoi s’attendre quand on entre dans la grande salle. Des petits jouets sont disposés en ligne sur le rebord de la scène, les lumières s’éteignent…
L’extrémité gauche de la scène s’illumine. Un amas de nounours, sur fond de musique d’un autre monde… Rien ne bouge, le regard fixé, on se laisse emporter doucement, sans chercher à comprendre. Un court moment de silence dans le noir, puis c’est l’extrémité droite de la scène qui s’éclaire à son tour. Une ferme, dans une ambiance sonore rurale, cloché et petits oiseaux… Un parfum de vacances à la campagne. Obscurité, silence. Entre ensuite une comédienne, qui souffle les bougies de son gâteau d’anniversaire. Puis, en ombres chinoises sur la toile de fond, apparaît la silhouette d’une maison,  un manoir hanté balayé par le vent et la neige. Voila qu’elle réapparait transformée en chapelle,  musique de mariage… Un cauchemar, puis un rêve de gosses ? S’ensuit un cours de musique, « au clair de la lune » joué à la flute, cette flute qui nous a tant fait de mal dans notre enfance, puis des boîtes à musique, qui font résonner des airs qu’on a tous en tête, enfouis dans un coin… Pour finir, on retrouve la musique aquatique et envoûtante du début, qui accompagne une projection étonnante : des images à priori réelles d’un bébé dans le ventre de sa mère. Avant de sortir de la salle, on se joint aux deux comédiens pour manger du gâteau et observer de plus prêt la longue rangée de petits jouets. Tout au bout, je trouve un Playmobil qui m’est familier…
Dans la pénombre, on assiste à un spectacle inédit et émouvant, qui fait ressurgir des sentiments oubliés… Entre rêve et réalité, embrouillés, ponctués de trous noirs : SouvenirS.

Pierre

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Portrait d’une femme

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de pierrelependu le 29 April , 2009

On assiste au procès d’une jeune femme, qui avoue avoir tué son amant… Reste à savoir pourquoi.
La structure de la pièce est surprenante : la majeure partie du temps, on est au tribunal (sur la partie droite de la scène), ou les jurés, les avocats et les témoins tentent de démêler l’affaire. A chaque point abordé, comme pour imager le procès, on assiste à des flashbacks, comme des reconstitutions (sur la partie gauche de la scène, où sont placés plusieurs autres décors).  Durant ces parenthèses, on découvre la vie familiale, amoureuse et amicale de l’accusée, qui se promène sur la scène, entre le tribunal, chez elle et chez ses amants, entre passé et présent… Même si l’intrigue manque de punch et qu’on a du mal à en saisir l’interet, la mise en scène est impressionnante. C’est vraiment  un travail sur l’espace-temps, au niveau scénique, que nous offre le collectif.  Le jeu des comédiens étant pour le moins amateur, on se concentre sur ce point… Il y a un coté magique à changer de lieu ou d’époque en deux pas, laissant le présent figé comme un tableau. Bonnes idées, bonne mise en scène, à confirmer.

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Le théâtre de l’amante anglaise

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de thomasfuzel le 29 April , 2009

On entre dans la salle en apercevant la scène et deux espaces. Les personnages sont déjà présents sur scène occupant chacun un espace. On ne comprend pas tout de suite ce qui se passe. Tout est silencieux et il règne une ambiance tendue.

Tout commence quand une voix off s’exprime et apparaît comme le fil rouge de la pièce théâtrale. Cette voix est l’interrogateur qui essaie de comprendre un crime commis par cette femme soi-disant folle. Le mari de cette femme est questionné aussi pour apporter d’autres éléments à cette affaire remplie de mystère. Pourquoi Claire Lannes a-t-elle tué sa cousine ?

En effet, cette mise en scène met en valeur deux personnages perdus dans leurs vies finalement. Ils font apparaître une ambiance sombre et mystérieuse par leurs paroles et leurs comportements. L’interrogateur essaie donc de comprendre ces personnages et il aide, par ces questions, à ce que ces deux personnes se comprennent elles-mêmes. On comprend très vite que Claire et Pierre Lannes ont tous les deux commis le même meurtre. L’un en rêve et l’autre dans la réalité.

L’intrigue reste mystérieuse jusqu’au bout et on ne comprend pas pourquoi Claire a tué cette femme malgré les questions pertinentes de l’interrogateur.

On plonge vraiment dans une ambiance étrange pendant plus d’une heure. Le seul lien qui nous fait rester dans la réalité est cette voix off.

Thomas F.

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