Une heure avant la mort de mon frère
Débobinage de vies en alcôve carcérale !
Parsemé d’écarts aux dialogues classiques, des pauses de rêveries. Comme des pics, les pulsions du cœur qui piquent la mémoire et nourrissent nos vies.
Ces sorties des murs entravant !
Le regard de la mémoire se moque de l’opacité des murs. Mais la mémoire trop vive est aussi la graine de la folie. Et c’est cette question sur l’alternance des élans, des oscillations entre les potentiels de la mémoire qui est en jeu. Nul jugement sur le bien ou la mal, sur la morale. C’est une levée de questions, une taupinière interrogative : une mise au jour du fond des choses !
De cette pièce, je retiendrai ces moments superbes d’échange en monologues emmêlés avec fonds musicaux, un délice qui m’a tenu et accroché au fil de la pièce tel le linge dansant dans le vent maintient le regard sur le fil de l’étendoir !
D.N.