Soirée partagée danse

  DANSE, FESTIVAL UNIVERSITAIRE  
  de auridetebarbosa le 24 April , 2009

Manifestement, hier nous avons eu une très agréable soirée de danse contemporaine. Le public a rempli la salle de théâtre et les artistes nous ont offert une performance technique de mélange de théâtre, danse, improvisation dans un rythme et énergie galopantes.

Le groupe “De la terre à la mer” a osé dans le rapport de partage de l’espace et de mouvement avec les personnes handicapés en fauteuil roulant. Selon Laure, une des artistes de mobilité réduite, le groupe était plus cohésif et personnellement, elle était plus satisfaite de sa performance. C’était déjà sa troisième présentation. Ses autres compagnons de mobilité réduite avec qui elle a joué, portaient la même impression de l’ensemble et de sa désinvolture individuelle.
Pour le public, par contre, il fallait explorer encore plus le rapport avec le handicapé, de les laisser plus d’espace dans la mise en scène. Le sujet de fond, la mer et tous les éléments qui vont avec – le vent, les êtres mythiques qui construisent l’imaginaire sur la mer – est un sujet très riche et permet un véritable échange qui peu être encore plus exploiter pour la prochaine fois.

Sans laisser l’énergie tomber, le groupe “Pièces détachées” était visiblement aimé par le public. Ils ont été ovationner. Chaque artiste portait un tee-shirt d’une couleur différente ce qui poussait l’humour et le plaisir de présenter que nous avons vu en scène. Nous avons vu des improvisations, et comme d’habitude les improvisations sont toujours difficiles à mener, surtout, dans le cas présent, quand la musique qui est jouée au fond, exige du corps encore plus de technique et de mouvement.

La présentation du groupe “A4″ nous a fait beaucoup réfléchir: en utilisant le papier pour faire du son et pour constituer le scénario, le groupe “A4″ nous a fait penser au sujet philosophique de la “table rase”. En outre, la question de l’angle droit, inhérente à l’homme et à la construction de son espace a été le fil conducteur de cette présentation.
Le groupe dirigée par Françoise Chedmail personnellement, c’est mon favori: dans un cadre psychiatrique, le groupe “Double taille” nous porte dans le monde naïf et psychique de notre nature humaine. Dans un mélange de théâtre, des paroles, de danse et de sensualité le groupe a fait preuve de maturité technique, d’assurance de soit et de l’ensemble dans une énergie continu et croissante que nous amène à faire la paix avec nous même et nous rempli de bonheur. Bravo! Excellente présentation!

La présentation de Noëlle Dalsace avec la musique de Jack’o, a fini la soirée avec honneur. D’une souplesse formidable et possédant la maîtrise de son corps, Noëlle nous présente un personnage, une danseuse dans un état de souffrance. L’ensemble musique et mouvement nous a fait penser aux “Lamentations de Jérémie”. Avec beaucoup d’équilibre, le groupe nous amène à ce monde d’exil et du deuil. Des sujets difficiles à gérer, mais traiter ici, par le groupe, avec la souplesse du corps et avec la danse. Quelle belle réponse à la souffrance! Excellent!

Auridete

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Soirée partagée danse - De la terre à la mer

  DANSE, FESTIVAL UNIVERSITAIRE  
  de mariepesnel le 24 April , 2009

Pourquoi dit- on toujours “garder le meilleur pour la fin” ? La compagnie Aramis et l’atelier de recherches chorégraphiques de l’Université de Nantes ont donné le meilleur d’eux-même et ce dès le début de la soirée avec leur représentation : ” De la terre à la mer”.

Parmi les 6 représentations de la soirée , UN énorme coup de cœur ! A travers 7 petits tableaux , le spectateur fait un voyage en mer … (tantôt calme et rassurante, tantôt déchaînée et effrayante) tout en musique (tantôt européenne tantôt africaine…). Une croisière malheureusement trop courte…

Félicitations et applaudissements sans fin de la salle pour le travail accompli par ces 12 artistes qui ont su faire du fauteuil non plus un handicap mais un accessoire à part entière.

Marie P.

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Labomatique

  DANSE, FESTIVAL UNIVERSITAIRE, MUSIQUE, PLURIDISCIPLINAIRE, THÉÂTRE  
  de pierrelependu le 23 April , 2009

Assis par terre ou sur quelques chaises de bureau installées pour l’occasion, presque les uns sur les autres, on attend de voir ce qu’un “atelier de création” qui a vécu un mois au T.U peut proposer comme spectacle. Petite salle, pas de décor, pas de scène, pas d’éclairage particulier, et pourtant…

Deux acteurs entrent. Ils sont si proches de nous dans cette petite pièce qu’on se sent limite mal à l’aise. Deux répliques et nous voila dedans. Rassurés, charmés, amusés, pris au piège. Une histoire de princesse, d’enlèvement, peu importe finalement, on jouit à les regarder jouer. C’est plein de mouvement, d’imagination, d’humour, de surprise, de fraîcheur et de talent. Ils détournent des objets récupérés dans le théâtre, les incorporent à l’histoire, entrent et sortent de la salle avec des costumes toujours plus délirants… Très bien écrits -ou très bien improvisés- les dialogues sonnent à la perfection. De la danse, de l’illusion (et cette scène dans la poubelle-piscine, mémorable), de la musique aussi, qui rythme le spectacle, avec un piano, une batterie, une harpe, le tout sur roulettes, aussi branlant et énergique que la pièce elle-même… sans oublier la clarinette, l’accordéon et cet acteur à la voix tzigane étonnante… Un parfum de bohème règne dans la petite salle durant ces trente -trop courtes- minutes, et c’est un délice. On a envie de revoir la pièce, de les revoir eux, d’être leurs amis, de rentrer dans leur monde. Chapeau bas à toute l’équipe, et merci.

Pierre

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Basso Ostinato

  DANSE, THÉÂTRE  
  de valentinnaulin le 20 March , 2009

Théâtre ET danse ?

Une scène dialoguée entre deux amis, qui parlent de danse, de tout et rien devant une télévision : théâtre.

Un troisième homme entre, et entame une chorégraphie derrière eux : danse.

Mais la scène se répète, encore et encore, et peu à peu théâtre et danse se mêlent et se confondent : les gestes les plus quotidiens et les plus naturels se révèlent être plus chorégraphiés qu’ils ne le paraissaient, la conversation se délite complètement, et le spectateur est entraîné dans un délire génial, une même situation maintes fois revisitée ; les corps rampent, tombent, se bousculent… vivent.

Alors ?

Théâtre dansé, ou danse théâtrale peut-être…

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Je pensais que mon père…

  DANSE, PLURIDISCIPLINAIRE, THÉÂTRE  
  de audreykeraudran le 11 March , 2009

En allant à ce spectacle, je m’attendais à beaucoup d’émotions. Le sujet de la relation d’un fils avec son père est normalement un sujet très intense. La pièce commence très abruptement sur le tournage d’une scène de cinéma. On comprend très vite qu’il va être question de la place que doit avoir un père pour son fils, de l’insatisfaction de l’enfant devenu adulte sur ce qu’il attendait de son père. Il ne peut le sortir devant lui que parce qu’il est devenu adulte et père lui-même.  Beaucoup de formes sont utilisées: le théâtre, la vidéo, la musique, la danse. Il est très difficile dans cette pièce de comprendre la relation entre toutes ces formes. Sont-elles vraiment toutes utiles?
Je n’ai pas du tout été transportée par l’univers de cette pièce. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre le parti pris par l’auteur et les comédiens. Je trouve que la musique hachait beaucoup trop les courts moments (au début) de théâtre, ce qui entravait la compréhension. Le sujet n’a pas vraiment été traité et je trouve que la pièce a beaucoup trop survolé ce qu’elle annonçait. Il y avait pourtant de courts moments assez intéressants (par exemple quand la définition du mot “fuir” a été donnée… etc) mais ces moments arrivaient un peu comme un cheveu sur la soupe. J’ai aussi trouvé la pièce un peu surjouée avec la recherche de l’émotion à tout pris, peut-être parce que ça ne m’a pas touché du tout…

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Happy Child (décembre 2008)

  DANSE, THÉÂTRE  
  de davidnadaud le 5 January , 2009

Serait-ce une résurgence de dogme ? Comme un aparté dédié à l’imagination, une danse un peu folle qui s’accroche à la réalité !

Une mise en scène imaginative qui tend ses fils attirants l’attention sur des éléments particuliers (du paysage ou de la scène), de vrais zooms, avec aussi des effets « spéciaux » réalisés par les acteurs : un bande son avec bruitage vocal permet même de fermer les yeux pour mieux sentir le spectacle, étonnant !

Seule, d’advenir la fin déçoit… la fin de la danse. Les quitter, eux de retourner à la vie, nous d’y rêver encore.

D.N.

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