Silence! On tourne…

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, MUSIQUE, VIDEO  
  de auridetebarbosa le 28 April , 2009

Sous la régence de Stéphane Oster, l’Orchestre Symphonique de l’Université de Nantes nous a offert, samedi soir, dans la grande salle du Théâtre Universitaire, une soirée très amusante et inoubliable. Ce n’était pas du tout facile pour les musiciens de gérer leur stress dans une programmation interactive avec le public, (”participation participative”), de rester concentrer dans la lecture des partitions et de garder leur instrument accordé sous la lumière du plateau.

Malgré le fait qu’il s’agit d’un orchestre étudiant, le groupe a donné un bon exemple de travaille en équipe et cela est sans aucun doute dû à la direction de l’orchestre, car unis par la même passion – le plaisir de jouer en groupe – ils ont réussi à donner un certain niveau à un groupe hétérogène, formé par des étudiants de France, “Erasmus” et par des artistes professionnels.

L’orchestre a joué les morceaux de Richard Strauss qui composent la bande sonore des films “Ainsi parlait Zarathoustra” et “2001: l’Odyssée de l’espace”, ainsi que les morceaux de musique des films comme “James Bond”, “La mort aux trousses”, “E.T.”, “Chicken Run”, “Le Seigneur des Anneaux: la Communauté de l’Anneau”, “Henri IV”, “La liste de Schindler” et “Mission Impossible”.

Toute la présentation a été animé par Quentin Durand, altiste et étudiant en médecine, qui a sollicité les spectateurs à deviner les noms de films, contre des points accordés pour une réponse correcte. Sa performance et sa maîtrise de la scène nous a vraiment fait rire!! Après chaque jingle en Dó Maior joué par les instruments à vents (clarinettes Si b: Ré Maior et Cors en Fa: Sol Maior), les spectateurs se sont vraiment impliqués dans les “Blind Test” et ont assisté à un show à part. Sur une échelle “amusante” de 0,25 à 5 points, en fonction de la difficulté à reconnaître le morceau, on a écouté le “Trio D929″ de Schubert dans le film “Barry Lyndon”; le thème musical de “L’apprenti sorcier” dans Fantasia de P. Dukas; G. Verdi dans “Jean de Florette” et dans “La force du Destin”; Claude Debussy dans “Sonate au clair de Lune” et dans “L’odeur de la papaye verte”, ainsi que l’Adagio de S. Barber dans les films “Platoon” et “Le fabuleux destin d’Amélie Poulain”.

Les films français ont eu, eux aussi, leur place dans le répertoire des morceaux présentés par l’Orchestre Symphonique de l’Université de Nantes. Voici la liste: “Un homme, une femme” – dont les musiciens ont chantonné un chabadabada à l’unisson – “Les  moulins de mon cœur”, “Les 12 travaux d’Astérix”, “Paris brûle-t-il?”, “La Carioca”, “Les aventures de Rabbi Jacob” et “Le gendarme à Saint Tropez”.

Quant à la contribution individuelle des musiciens, cela a fait plaisir d’entendre les morceaux de musiques des films comme “La Boom”, “Titanic”, “Les Choristes”, Can you feel the love tonight du film “Harry Potter”, “Saturday Night Fever”, “Le voyage de Chihiro”, Gabriel’s oboe du film “The Mission”, ainsi que, Singing in the rain, “Lawrence d’Arabie”, “Danse avec les loups” et “Il était une fois la Révolution”.

Et bien sûr il y a eu un vainqueur, celui qui a obtenu le plus de points, qui s’est vu remettre une boîte de maïs dédicacé par le chef d’orchestre et qui l’a joué à la façon Remise des “Oscars”. Tout pour nous rappeler ce travail magnifique des musiciens quant il s’agit de… “Silence! On tourne…”.

Auridete

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Extra Systole

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, MUSIQUE  
  de pierrelependu le 27 April , 2009

En ce vendredi midi ensoleillé, la petite salle du T.U accueille le projet Extra Systole pour une heure de chanson française. Ils sont trois, une contrebasse, un pianiste-guitariste et un chanteur qui alterne entre guitare et accordéon.

Musicalement, on plonge tout de suite dans l’ambiance du groupe, intime, dénudée, et néanmoins assez technique. Au niveau de la structure des morceaux d’abord, à chaque chanson ses breaks surprenants : changements d’ambiance pour un refrain ou un pont, changements de rythme, parfois peut être un peu tirés par les cheveux, mais au moins on ne s’ennuie pas, et on sent l’envie de créer, d’innover. Au niveau performance, on admire surtout le pianiste-guitariste (synthé-mélodica-etc), qui passe d’un instrument à l’autre tout en harmonie, teste des sons inconnus en taquinant sa guitare de drôles de façons, et surtout multiplie les pistes grâce à sa pédale d’effets jusqu’à jouer une symphonie à lui tout seul. Planant. La contrebassiste et lui sont d’ailleurs souriants et agréables, ça sent un peu le stress mais surtout la modestie, chose que je juge appréciable, voire indispensable chez l’artiste. Ce qui m’amène à parler du chanteur.

Lui aussi est sympathique et modeste lorsqu’il s’adresse au public, mais quand la chanson commence, il se transforme. Il joue un rôle, se trémousse, s’enflamme, et nous laisse tous seuls dans le noir. Ces chansons qui paraissent intimes deviennent impersonnelles. Intimes musicalement en tout cas, parce qu’au niveau des paroles, c’est très compliqué. Au risque de paraître ignare et insensible, franchement, j’ai rien compris. En tant que grand passionné de chanson française, j’aime les textes bien écrits, et j’aime croire que bien écrire c’est aussi savoir se faire comprendre. Ici, c’est plus un cliché de poésie de comptoir où l’on enchaîne les images insensées et les mots qu’on trouve jolis, pour donner au final quelque chose d’incohérent et de ridicule. D’autant plus quand c’est chorégraphié et sur joué. Peut être que lui-même se comprend très bien, mais alors pourquoi le partager ? Situation désagréable que d’aller voir un concert de chanson française et de ne pas comprendre une phrase en une heure. D’autant plus déçu que certains thèmes abordés paraissent intéressants, du moins dans l’intro. Mais non, impossible, même étant très concentré. Toutefois, cette néo-poésie a l’air en vogue en ce moment, alors ces propos n’engage que moi, je dois avoir un problème avec les « respirations du ciel dérobé» quand « le monde ne reste monde que pour pouvoir l’oublier, viens » en « kitesurf sur la ville ».

Un bon esprit dans l’ensemble, une voix conventionnellement agréable sur un trio d’instruments efficace, des chansons aux ambiances multiples et envoûtantes, mais un manque de modestie de la part du chanteur qui prend malheureusement beaucoup de place, et surtout l’absence de paroles. Comme tous les petits compositeurs se sont un jour dit : « en anglais, ça passe »

Pierre

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Labomatique

  DANSE, FESTIVAL UNIVERSITAIRE, MUSIQUE, PLURIDISCIPLINAIRE, THÉÂTRE  
  de pierrelependu le 23 April , 2009

Assis par terre ou sur quelques chaises de bureau installées pour l’occasion, presque les uns sur les autres, on attend de voir ce qu’un “atelier de création” qui a vécu un mois au T.U peut proposer comme spectacle. Petite salle, pas de décor, pas de scène, pas d’éclairage particulier, et pourtant…

Deux acteurs entrent. Ils sont si proches de nous dans cette petite pièce qu’on se sent limite mal à l’aise. Deux répliques et nous voila dedans. Rassurés, charmés, amusés, pris au piège. Une histoire de princesse, d’enlèvement, peu importe finalement, on jouit à les regarder jouer. C’est plein de mouvement, d’imagination, d’humour, de surprise, de fraîcheur et de talent. Ils détournent des objets récupérés dans le théâtre, les incorporent à l’histoire, entrent et sortent de la salle avec des costumes toujours plus délirants… Très bien écrits -ou très bien improvisés- les dialogues sonnent à la perfection. De la danse, de l’illusion (et cette scène dans la poubelle-piscine, mémorable), de la musique aussi, qui rythme le spectacle, avec un piano, une batterie, une harpe, le tout sur roulettes, aussi branlant et énergique que la pièce elle-même… sans oublier la clarinette, l’accordéon et cet acteur à la voix tzigane étonnante… Un parfum de bohème règne dans la petite salle durant ces trente -trop courtes- minutes, et c’est un délice. On a envie de revoir la pièce, de les revoir eux, d’être leurs amis, de rentrer dans leur monde. Chapeau bas à toute l’équipe, et merci.

Pierre

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Le Color Full Joy circus rencontre Raymon Lazer

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, MUSIQUE, VIDEO  
  de mathiastessier le 21 April , 2009

Le titre est un peu obscur. La description du spectacle ne l’est pas moins : “concert vidéo mix”. La seule chose sûre, c’est que l’on risque d’être surpris… mais pas déçu !

Raymon Lazer nous explique donc le principe de cette soirée. Il s’agit d’une double improvisation : vidéo à partir de films des années 40 à 60, et musicale par le Color Full Joy circus.

Cela commence par des images hypnotiques, en partie filmées, en partie peintes sur la pellicule : des gouttes d’eau ? Peu importe. Ce qui compte, c’est que la crainte d’être perdu fait rapidement place à l’émerveillement, au rêve. On se dit que si les fond d’écrans « windows » étaient aussi sublimes, on aurait tous arrêté de travailler depuis longtemps.

Et d’un seul coup, ces images abstraites laissent place à des dessins qui s’animent brusquement : des poules qui mangent des notes, des animaux bizarres, des êtres humains qui apparaissent et aussitôt disparaissent… Le Color Full Joy circus se transforme lui aussi pour laisser place à des bruitages comiques. Comme un vieux « Linéa » sous acide.

Et à peine a-t-on repris son souffle que l’on se retrouve dans un laboratoire d’un savant fou qui cherche à créer son Frankestein. On croit avoir vu ces images 500 fois mais elles s’animent différemment : le savant s’arrête, repart, semble se mettre à mixer, et alors on ne voit plus ces images que l’on connait par cœur de la même manière. La musique s’accélère, devient angoissante, va-t-il enfin réussir ? Alors le corps sans vie devient animé et se transforme en jeune femme puis en une multitude de jeunes femmes qui se mettent à danser. L’ambiance glauque fait place à une ambiance de music-hall, sorte de comédie musicale américaine où tout le monde danse, où la fessé d’une jeune mère sur son enfant se transforme en battement de rythmes joyeux, où les corps tournent jusqu’à devenir abstrait : et s’il s’agissait en fait d’un cours de biologie, d’une vidéo de divisions cellulaires ? Et finalement non, il s’agissait bien d’une danse qui semble ne plus en finir… et qui s’arrête.

Et tout cela continue : une virée dans les rues parisiennes qui au fur et à mesure de l’augmentation de la vitesse de la voiture (mais peut-être n’est-ce que la musique qui s’accélère ?) devient angoissante, la majesté d’un champignon atomique qui se fond dans l’immensité des galaxies, les danses chaloupées de jeunes femmes seins nus sur la plage… Alors apparaît une autre angoisse : comment décrire tout cela ? Comment faire comprendre cette heure où tout n’était qu’illusion ?

Mathias

1 Commentaire »

Visuellement sonore / The Color Full Joy Circus rencontre Raymon Lazer

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, MUSIQUE, VIDEO  
  de thomasfuzel le 21 April , 2009

Le Color Full Joy Circus nous propose une succession d’images intrigantes mais tout à fait intéressantes. Ce mixage visuel amène des sons étranges créés avec justesse. Et les différents films sont travaillés pour susciter diverses émotions au fil des minutes. Chaque artiste se répond parfaitement pour nous offrir un concert avec un vrai caractère dynamique.

Thomas F

description graphique des sensations du concert

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