Soltitude

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, PLURIDISCIPLINAIRE, THÉÂTRE  
  de mathiastessier le 28 April , 2009

Tout commence par une vidéo silencieuse. Une jeune femme mélancolique avec un fruit collé à la tempe, comme une tentative absurde de suicide. S’il y en a un que ça agace, c’est bien sa conscience qui cherche par tous les moyens à lui redonner la joie de vivre. Il (la conscience) convoque alors la mémoire, flanquée de son accordéon magique, pour trouver dans ses souvenirs un moment heureux.

Franchement, au début, je me suis dit que ça ne sentait pas bon. Avec des idées comme ça, on est à peu près sûr de se planter. Mais en réalité, c’est frais, c’est drôle, parfois mélancolique, souvent absurde, toujours juste.

Les souvenirs font écho à ce que l’on a tous vécu un jour : le repas de famille insupportable, avec ses histoires malsaines, ses reproches sous-entendus, ses ennuis mortels. L’angoisse des gares vides, la peur de se retrouver seul, les rêves qui deviennent cauchemars… Toutes les scènes évoquent des moments de vie universels. Mais il s’agit pas ici de rappeler ce que tout le monde ressent : tous les souvenirs sont retravaillés, utilisent le chant, la danse et le théâtre pour les mettre à distance et faire de la banalité de ces scènes des moments uniques. On est à la fois complètement cette Sole plongée dans la soltitude et en même temps on ne l’est jamais tout à fait.

La fraicheur des comédiens, et la qualité d’écriture de la pièce nous font passer un très bon moment de théâtre où l’on rit souvent. Mais derrière ce rire, derrière la banalité, se cachent toute la mélancolie de notre existence. Grâce à la dizaine de comédiens, la soirée se termine pour nous comme après la vision d’un film de Michel Gondry : on est tout à la fois dans la remomération de ses souvenirs tristes, absurdes ou mélancoliques, et dans une certaine joie de se dire que rien ne vaut la vie.

Mathias

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Burn point ! Ou la libération des petites cuillères…

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, PLURIDISCIPLINAIRE, THÉÂTRE, VIDEO  
  de valentinvanderhaegen le 27 April , 2009

Sous ce titre quelque peu incongru, l’on découvre un réel message engagé, clamé tout le long du spectacle par les quatre comédiens de la compagnie “insolitement vôtre” : laissons les petites cuillères tranquilles !!! Parfaitement, il est incroyable de constater que dans toute l’histoire sociale du monde, il n’y eut point un Jean jaurès, un Che Guevara ou un Gandhi qui se penchèrent sur cette épineuse situation… Eh oui, cela vous plairait-il, vous, cher ami de passage sur le blog du TU, de n’avoir pour seul but dans la vie que de remuer le sucre de canne dans le thé bouillant ou le yaourt nature ??? De se faire reluire sans pouvoir réagir par une éponge bicolore imbibée de liquide vaisselle pour finalement attendre des heures interminables sur un égouttoir ou dans un tiroir à couverts ?? Bien sûr que non, ce n’est pas humain !

Derrière cette idée loufoque se cache une mise en scène réfléchie, et on se laisse emporter dans les divagations de l’intrigue… Un tulle (sorte de rideau qui permet de donner un effet de flou sur les actions qui se passent derrière lui) sépare la scène en deux. Devant, deux comédiennes oscillent entre théâtre absurde et morceaux de piano mélancoliques. Derrière, deux autres effectuent des prestations de cirque, à savoir échasses et ascensions de draps suivie d’acrobaties diverses… Ce mélange détonnant, associé à une création vidéo et à des lumières douces, produit sur nous un effet inattendu. Un spectacle pour le moins intéressant mais…

Ne l’oublions pas, cela reste un spectacle amateur. Et il est important en sachant cela d’adapter les ambitions de la mise en scène aux moyens et au temps dont on dispose. Le spectateur repèrera bien les petits bémols de ce tableau qui aurait pu être parfaitement rafraîchissant. Erreurs de textes (pas en grand nombre, mais bien marquées… Dommage !), soucis technique (vidéo trop grande pour l’écran et qui se coupe à la fin en laissant voir le bureau de windows, lumières parfois décalées avec les actions…) viennent titiller l’esprit critique du public…

Mais ne nous arrêtons pas à cela pour un spectacle gratuit, amateur et plein de bonnes idées !! Cette compagnie aura on l’espère l’occasion de se concentrer avec plus d’investissement sur ses créations… Insolitement vôtre, vous avez de l’avenir ! Ne lâchez pas, pour le futur du théâtre et du cirque…

Valentin

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Labomatique

  DANSE, FESTIVAL UNIVERSITAIRE, MUSIQUE, PLURIDISCIPLINAIRE, THÉÂTRE  
  de pierrelependu le 23 April , 2009

Assis par terre ou sur quelques chaises de bureau installées pour l’occasion, presque les uns sur les autres, on attend de voir ce qu’un “atelier de création” qui a vécu un mois au T.U peut proposer comme spectacle. Petite salle, pas de décor, pas de scène, pas d’éclairage particulier, et pourtant…

Deux acteurs entrent. Ils sont si proches de nous dans cette petite pièce qu’on se sent limite mal à l’aise. Deux répliques et nous voila dedans. Rassurés, charmés, amusés, pris au piège. Une histoire de princesse, d’enlèvement, peu importe finalement, on jouit à les regarder jouer. C’est plein de mouvement, d’imagination, d’humour, de surprise, de fraîcheur et de talent. Ils détournent des objets récupérés dans le théâtre, les incorporent à l’histoire, entrent et sortent de la salle avec des costumes toujours plus délirants… Très bien écrits -ou très bien improvisés- les dialogues sonnent à la perfection. De la danse, de l’illusion (et cette scène dans la poubelle-piscine, mémorable), de la musique aussi, qui rythme le spectacle, avec un piano, une batterie, une harpe, le tout sur roulettes, aussi branlant et énergique que la pièce elle-même… sans oublier la clarinette, l’accordéon et cet acteur à la voix tzigane étonnante… Un parfum de bohème règne dans la petite salle durant ces trente -trop courtes- minutes, et c’est un délice. On a envie de revoir la pièce, de les revoir eux, d’être leurs amis, de rentrer dans leur monde. Chapeau bas à toute l’équipe, et merci.

Pierre

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P.P.P

  PLURIDISCIPLINAIRE  
  de audreykeraudran le 14 April , 2009

Lorsqu’on entre dans la salle, le décor est déjà impressionnant, entièrement composé de glace ainsi que de 3 congélateurs. Et cette personne assise sur un bloc de glace qui attend que la lumière s’éteigne pour se lever…. Le ton est donné : nous allons rentrer dans l’étrange et le merveilleux! Une heure de poésie et de magie visuelle. Dans ce spectacle, tout passe par les gestes et les expressions, aucune parole distincte n’est prononcée. Un dispositif de boules suspendues au plafond dissimulant des boules jetées d’au-dessus donne un caractère d’imprévu très intéressant au spectacle. Ponctué de petits instants où la personne semble s’accorder avec cet imprévu, le spectacle prend alors une dimension de jeu, d’amusement. Par moment, on arrive même à se demander si la personne ressent vraiment quelque chose sur la glace tellement il en exploite les limites…

De là ou j’étais, j’ai vu une femme (tantôt en sous-vêtements, tantôt en robe de soirée) s’amuser entre jonglage, théâtre, danse… Le plus impressionnant ans ce spectacle a été qu’il ne s’agissait enfait pas d’une femme mais d’un homme à la recherche de ce qu’on pense qu’il est et ce qu’il n’est pas. Le jonglage et la danse permettent l’accessibilité à des sujets un peu “lourds” et sensibles comme la question de l’identité sexuelle et notamment la question du transgenre (s’il existe). Dans un spectacle de “cirque”, c’est assez rare d’arriver à de vraie questions de société , à dépasser la rêverie. Dans P.P.P, Philippe Ménard le réussit à merveille.

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Je pensais que mon père…

  DANSE, PLURIDISCIPLINAIRE, THÉÂTRE  
  de audreykeraudran le 11 March , 2009

En allant à ce spectacle, je m’attendais à beaucoup d’émotions. Le sujet de la relation d’un fils avec son père est normalement un sujet très intense. La pièce commence très abruptement sur le tournage d’une scène de cinéma. On comprend très vite qu’il va être question de la place que doit avoir un père pour son fils, de l’insatisfaction de l’enfant devenu adulte sur ce qu’il attendait de son père. Il ne peut le sortir devant lui que parce qu’il est devenu adulte et père lui-même.  Beaucoup de formes sont utilisées: le théâtre, la vidéo, la musique, la danse. Il est très difficile dans cette pièce de comprendre la relation entre toutes ces formes. Sont-elles vraiment toutes utiles?
Je n’ai pas du tout été transportée par l’univers de cette pièce. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre le parti pris par l’auteur et les comédiens. Je trouve que la musique hachait beaucoup trop les courts moments (au début) de théâtre, ce qui entravait la compréhension. Le sujet n’a pas vraiment été traité et je trouve que la pièce a beaucoup trop survolé ce qu’elle annonçait. Il y avait pourtant de courts moments assez intéressants (par exemple quand la définition du mot “fuir” a été donnée… etc) mais ces moments arrivaient un peu comme un cheveu sur la soupe. J’ai aussi trouvé la pièce un peu surjouée avec la recherche de l’émotion à tout pris, peut-être parce que ça ne m’a pas touché du tout…

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Maxa on the rocks

  PLURIDISCIPLINAIRE, THÉÂTRE  
  de thomaslaigle le 17 February , 2009

Ce spectacle nous plonge dans l’univers de Maxa, femme fatale courtisée pas tous les hommes qui l’entourent, qui vit a sa guise non sans abuset en est a sa 100 000 ème mort. Cette histoire originale nous entraîne dans une ambiance à la Tim Burton où le rapport à la mort est assez présent. L’univers complètement loufoque des personnages est accentué par les costumes, la maquillage et les jeux corporels des musiciens qui accompagnent parfaitement le jeu des comédiens. Les morceaux sont diversifiés et originaux en passant du rock au folk nuancé parfois par des musiques d’ambiance. Les décors et jeux de lumière finissent de crée cette ambiance vraiment particulière et intéressante qui tient l’attention du spectateur de début à la fin. Si vous avez envie de voir un spectacle original et riche sur le plan artistique et imaginatif vous ne vous tromperez pas en choisissant Maxa et ses compagnons!

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