Profession incompétent

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de thomasfuzel le 30 April , 2009

Profession incompétent: un directeur de théâtre dépassé par les événements avait programmé la venue d’eune star internationale qui ne viendra jamais. La star de ce soir est finalement ce directeur avec ses histoires de famille, ses envies, ses incompréhensions de la société qui l’entoure. Il n’est pas facile de satisfaire un public qui attend un spectacle de renommée.

Le noir, ce fond de scène est la fierté de ce directeur. Le skateboard permet son entrée sur la scène. Oui, les objets deviennent des personnages eux-mêmes. Le personnage joue avec ces objets pour créer un univers attachant et complètement fou parfois.

Le comédien joue avec l’espace dans un esprit déjanté en poussant son personnage à l’extrême.

Thomas F.

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Gloriette

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de pierrelependu le 30 April , 2009

La petite salle est comble, le décor est sobre, la musique et le spectacle commencent. Une comédienne fouille dans une valise, sort des gants, un foulard, des chaussures, et dessine gracieusement dans les airs un corps de femme.  Elle danse jusqu’au fond de la scène, nous tourne le dos et s’efface. C’est alors qu’apparaît une autre comédienne, en collants, comme nue. C’est Gloriette.  Elle ne parle pas, mais on la comprend parfaitement, à travers ses gestes et les expressions de son visage. Elle court sur la scène, comme apeurée, puis enfile tant bien que mal les accessoires sortis de la valise magique, comme si elle découvrait chaque objet. La voila qui rit, danse, c’est un tourbillon de sentiments. Les deux comédiennes se parlent comme si elles étaient amies, mais sans se regarder, en faisant les mêmes gestes. Gloriette est comme  la personnification des sentiments de la première comédienne. Elle symbolise ses envies refoulées, en amour, en amitié… Comme une amie imaginaire.
Deux superbes comédiennes nous font vivre un moment de bonheur, de folie, de charme, de sentiments sans pudeur ni retenue. On les regarde danser, rire, pleurer, se battre et s’aimer… On est tant envoutés par la musique que par leur superbe accent espagnol . Émouvant, charnel.

Pierre

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S——-S

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE, VIDEO  
  de pierrelependu le 30 April , 2009

Une pièce de « théâtre d’objet » de 20 minutes avec un titre à deviner… Autant dire qu’on ne sait vraiment pas à quoi s’attendre quand on entre dans la grande salle. Des petits jouets sont disposés en ligne sur le rebord de la scène, les lumières s’éteignent…
L’extrémité gauche de la scène s’illumine. Un amas de nounours, sur fond de musique d’un autre monde… Rien ne bouge, le regard fixé, on se laisse emporter doucement, sans chercher à comprendre. Un court moment de silence dans le noir, puis c’est l’extrémité droite de la scène qui s’éclaire à son tour. Une ferme, dans une ambiance sonore rurale, cloché et petits oiseaux… Un parfum de vacances à la campagne. Obscurité, silence. Entre ensuite une comédienne, qui souffle les bougies de son gâteau d’anniversaire. Puis, en ombres chinoises sur la toile de fond, apparaît la silhouette d’une maison,  un manoir hanté balayé par le vent et la neige. Voila qu’elle réapparait transformée en chapelle,  musique de mariage… Un cauchemar, puis un rêve de gosses ? S’ensuit un cours de musique, « au clair de la lune » joué à la flute, cette flute qui nous a tant fait de mal dans notre enfance, puis des boîtes à musique, qui font résonner des airs qu’on a tous en tête, enfouis dans un coin… Pour finir, on retrouve la musique aquatique et envoûtante du début, qui accompagne une projection étonnante : des images à priori réelles d’un bébé dans le ventre de sa mère. Avant de sortir de la salle, on se joint aux deux comédiens pour manger du gâteau et observer de plus prêt la longue rangée de petits jouets. Tout au bout, je trouve un Playmobil qui m’est familier…
Dans la pénombre, on assiste à un spectacle inédit et émouvant, qui fait ressurgir des sentiments oubliés… Entre rêve et réalité, embrouillés, ponctués de trous noirs : SouvenirS.

Pierre

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Portrait d’une femme

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de pierrelependu le 29 April , 2009

On assiste au procès d’une jeune femme, qui avoue avoir tué son amant… Reste à savoir pourquoi.
La structure de la pièce est surprenante : la majeure partie du temps, on est au tribunal (sur la partie droite de la scène), ou les jurés, les avocats et les témoins tentent de démêler l’affaire. A chaque point abordé, comme pour imager le procès, on assiste à des flashbacks, comme des reconstitutions (sur la partie gauche de la scène, où sont placés plusieurs autres décors).  Durant ces parenthèses, on découvre la vie familiale, amoureuse et amicale de l’accusée, qui se promène sur la scène, entre le tribunal, chez elle et chez ses amants, entre passé et présent… Même si l’intrigue manque de punch et qu’on a du mal à en saisir l’interet, la mise en scène est impressionnante. C’est vraiment  un travail sur l’espace-temps, au niveau scénique, que nous offre le collectif.  Le jeu des comédiens étant pour le moins amateur, on se concentre sur ce point… Il y a un coté magique à changer de lieu ou d’époque en deux pas, laissant le présent figé comme un tableau. Bonnes idées, bonne mise en scène, à confirmer.

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Le théâtre de l’amante anglaise

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de thomasfuzel le 29 April , 2009

On entre dans la salle en apercevant la scène et deux espaces. Les personnages sont déjà présents sur scène occupant chacun un espace. On ne comprend pas tout de suite ce qui se passe. Tout est silencieux et il règne une ambiance tendue.

Tout commence quand une voix off s’exprime et apparaît comme le fil rouge de la pièce théâtrale. Cette voix est l’interrogateur qui essaie de comprendre un crime commis par cette femme soi-disant folle. Le mari de cette femme est questionné aussi pour apporter d’autres éléments à cette affaire remplie de mystère. Pourquoi Claire Lannes a-t-elle tué sa cousine ?

En effet, cette mise en scène met en valeur deux personnages perdus dans leurs vies finalement. Ils font apparaître une ambiance sombre et mystérieuse par leurs paroles et leurs comportements. L’interrogateur essaie donc de comprendre ces personnages et il aide, par ces questions, à ce que ces deux personnes se comprennent elles-mêmes. On comprend très vite que Claire et Pierre Lannes ont tous les deux commis le même meurtre. L’un en rêve et l’autre dans la réalité.

L’intrigue reste mystérieuse jusqu’au bout et on ne comprend pas pourquoi Claire a tué cette femme malgré les questions pertinentes de l’interrogateur.

On plonge vraiment dans une ambiance étrange pendant plus d’une heure. Le seul lien qui nous fait rester dans la réalité est cette voix off.

Thomas F.

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Le théâtre de l’amante anglaise

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de thomaslaigle le 29 April , 2009

Grand plongeon dans les songes d’un couple qui semble ne

jamais s’être compris. Avant même le début de la représentation,

Pierre se torture l’esprit, perdu dans ses pensées. La scénographie apparait

comme un espace mental (jeux de miroirs, lumière blanche/verte étrange,

palissade blanche intrigante). Cela impose un silence glacial dans la salle.

C’est une voix off qui rythme la pièce à grands coups de questions visant à

élucider la cause du meurtre d’une femme sourde et muette (Marie-Thérèse),

retrouvée découpée en morceaux dans plusieurs trains. Cette voix sur laquelle

on ne peut mettre de visage est dérangeante. Qui est-ce? Un juge, un policier,

un psychiatre ou bien la voix intérieure du personnage? La voix interroge la

personne reconnue coupable (Claire) après s’être intéresser au cas de Pierre

(mari de Claire). Petit à petit, le public et la voix ne font plus qu’un: ils adoptent

le même point de vue face aux personnages (la voix provient de derrière les

spectateurs), ils dominent et inspectent la scène, la voix pose des questions

pertinentes qui auraient pu être celles formulées par les spectateurs afin d’en savoir

plus sur la situation.

Après avoir interprété (semble-t-il) le moi féminin de Pierre, la comédienne rentre

dans la peau de Claire, cette jeune femme atteinte de folie qui aurait tué Marie-Thérèse

dans une cave. Ne se rappelant plus elle-même des détails de l’affaire, c’est en prison

qu’elle est interrogé. Claire aurait accompli le rêve qu’avait fait son mari quelques jours

auparavant.

Le foisonnement de détails de l’intrigue additionné au ton monotone des comédiens donne

un rythme assez soporifique. Mais cela est très pertinent et permet d’instaurer ce climat

troublant et gênant du service psychiatrique d’une prison. L’enfermement final de Claire dans

sa propre folie est fatal. On en ressort quelque peu débousselé.

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