Courts en fac

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, VIDEO  
  de thomaslaigle le 30 April , 2009

Pour marquer la fin de la “semaine tout courts”, l’association Unividéo nous propose “courts en fac”,
une soirée riche en émotions. Sept courts métrages, réalisés par des étudiants et sélectionnés dans
toute la France, sont en compétition afin de remporter le prix du jury (le Grand Michel) et/ou le prix du
public (le Petit Michel). Dans cette soirée soirée du cinéma franchouillard, le Michel remplace l’Oscar.

Les quatre premiers films semblent évoluer autour d’un point commun: la folie. Effectivement, dans
“The Disappearance”, une jeune fille isolée dans la campagne suce des cailloux avant de se décider
à partir et à oublier son malaise. Le plongement dans cet univers est assez dur, la fin arrive comme un
cheveu dans la soupe. Ne serait-ce pas là l’effet voulu?

“Alternatives” témoigne d’une folie plus explicite. Un homme complètement perdu dans une sorte d’hôpital
psychiatrique a des visions de femmes. L’espace, rendu surnaturel par la lumière, accentue la démence de
cet homme qui ira jusqu’à cracher du sang avant d’avaler un drôle de cachet. Serait-ce la voie de la guérison ou
plutôt celle du suicide?

L’ambiance noire et malsaine due aux deux précédents courts métrages est détendue lors de la projection de “Tenth”.
Deux êtres complètement allumés, enfermés dans un cube, cherchent à communiquer. Cette poésie des comportements
enfantins des personnages a su séduire, pas étonnant de voir le prix du public attribuer à “Tenth”. Le visuel (jeu d’ombres,
gestuelle des corps) contribue à apporter cette pointe d’humour à ce court métrage très touchant.

“Les mémoires de Faust” situe l’intrigue en 1880 à Paris. Tel un témoignage du sorcier illusionniste qu’était Faust,
ce film relate le moment où celui-ci avait acheté un livre de magie alors qu’il n’avait plus un sou.
Ce ne sont alors que malheurs qui s’en suivent. Sa femme devient malade, et il ne peut plus supporter
la lumière. L’histoire est finalement assez creuse, et ne possède pas vraiment de chute. On a seulement
l’impression de voir un minime épisode d’une longue série.

Dans un tout autre genre, “Affaires de femmes” nous transporte au Bénin où le petit commerce est
assuré par la gente féminine. Sous forme d’un documentaire, on découvre, à travers des scènes de
la vie quotidienne de la population béninoise, les clichés malheureusement réels de la femme soumise
à l’autorité masculine. Les hommes ne souhaitent pas voir les béninoises à des postes jugés trop
compliqués pour elles. Ainsi, elles se retrouvent sur le marché pour gagner leur vie.

Malgré un désaccord du jury, le Grand Michel fut décerné à Thibault Arbre pour son film “Aurores Bauréales”.
Dans une suite interminable de flash-backs, deux adolescents (un garçon et une fille) font le point sur leurs
moments passés, puis sur leur rencontre. Dans ce monde onirique, le son et l’image sont merveilleusement
bien travaillés et donnent un côté insolite au film. Soudainement, une grosse rupture balance la scène de
passion amoureuse dans une ambiance sombre et tragique. Le dur retour à la réalité est vraiment fatal ici.
Le malaise des adolescents est au summum: le suicide viendra à bout de toutes ces rêveries inutiles.

D’un point de vue tout aussi sinistre, “l’âge moderne” évoque l’histoire d’un couple à la dérive. Lui, il se
défonce le crâne le soir (jusqu’à l’hallucination) avec ses amis. Elle, elle l’attend sagement au foyer
conjugal. Un jour, ça dérape, le femme prend une balle dans le ventre après une violente dispute.
Le plateau de tournage apparait alors, les acteurs se dispersent, seul l’homme reste paralysé au milieu
de la scène. Le mur entre personnage et acteur semble ici s’effondrer.

Après une entracte, Unividéo nous propose de visionner un court métrage hors compétition,
“La place du mort”. Ce film d’animation, malgré son ton malicieux, est avant tout très noir.
Albert, un dentiste, en retard à son travail provoque un gros carambolage sans s’en rendre
compte. L’esprit de vengeance des victimes auront-ils raison de lui?

Pour clôturer cette sublime soirée, un one man show prend possession de la scène.
A l’aide de ses instruments (guitares et synthé) il nous confie son rêve de devenir rock star,
ses critiques des clichés cinématographiques, de l’intello asocial, des chanteurs français bidons…
Il essaye de créer un contact avec le public. Cependant, son humour est parfois un peu lourd et
le rythme lent. Mais cela s’annonce très prometteur pour son avenir au stade de france (comme
il nous l’annonce).

Rien de tel qu’un pot offert par l’association Unividéo pour finir cette soirée en beauté. Ah, des
soirées comme ça on en veut tous les jours!

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S——-S

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE, VIDEO  
  de pierrelependu le 30 April , 2009

Une pièce de « théâtre d’objet » de 20 minutes avec un titre à deviner… Autant dire qu’on ne sait vraiment pas à quoi s’attendre quand on entre dans la grande salle. Des petits jouets sont disposés en ligne sur le rebord de la scène, les lumières s’éteignent…
L’extrémité gauche de la scène s’illumine. Un amas de nounours, sur fond de musique d’un autre monde… Rien ne bouge, le regard fixé, on se laisse emporter doucement, sans chercher à comprendre. Un court moment de silence dans le noir, puis c’est l’extrémité droite de la scène qui s’éclaire à son tour. Une ferme, dans une ambiance sonore rurale, cloché et petits oiseaux… Un parfum de vacances à la campagne. Obscurité, silence. Entre ensuite une comédienne, qui souffle les bougies de son gâteau d’anniversaire. Puis, en ombres chinoises sur la toile de fond, apparaît la silhouette d’une maison,  un manoir hanté balayé par le vent et la neige. Voila qu’elle réapparait transformée en chapelle,  musique de mariage… Un cauchemar, puis un rêve de gosses ? S’ensuit un cours de musique, « au clair de la lune » joué à la flute, cette flute qui nous a tant fait de mal dans notre enfance, puis des boîtes à musique, qui font résonner des airs qu’on a tous en tête, enfouis dans un coin… Pour finir, on retrouve la musique aquatique et envoûtante du début, qui accompagne une projection étonnante : des images à priori réelles d’un bébé dans le ventre de sa mère. Avant de sortir de la salle, on se joint aux deux comédiens pour manger du gâteau et observer de plus prêt la longue rangée de petits jouets. Tout au bout, je trouve un Playmobil qui m’est familier…
Dans la pénombre, on assiste à un spectacle inédit et émouvant, qui fait ressurgir des sentiments oubliés… Entre rêve et réalité, embrouillés, ponctués de trous noirs : SouvenirS.

Pierre

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Silence! On tourne…

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, MUSIQUE, VIDEO  
  de auridetebarbosa le 28 April , 2009

Sous la régence de Stéphane Oster, l’Orchestre Symphonique de l’Université de Nantes nous a offert, samedi soir, dans la grande salle du Théâtre Universitaire, une soirée très amusante et inoubliable. Ce n’était pas du tout facile pour les musiciens de gérer leur stress dans une programmation interactive avec le public, (”participation participative”), de rester concentrer dans la lecture des partitions et de garder leur instrument accordé sous la lumière du plateau.

Malgré le fait qu’il s’agit d’un orchestre étudiant, le groupe a donné un bon exemple de travaille en équipe et cela est sans aucun doute dû à la direction de l’orchestre, car unis par la même passion – le plaisir de jouer en groupe – ils ont réussi à donner un certain niveau à un groupe hétérogène, formé par des étudiants de France, “Erasmus” et par des artistes professionnels.

L’orchestre a joué les morceaux de Richard Strauss qui composent la bande sonore des films “Ainsi parlait Zarathoustra” et “2001: l’Odyssée de l’espace”, ainsi que les morceaux de musique des films comme “James Bond”, “La mort aux trousses”, “E.T.”, “Chicken Run”, “Le Seigneur des Anneaux: la Communauté de l’Anneau”, “Henri IV”, “La liste de Schindler” et “Mission Impossible”.

Toute la présentation a été animé par Quentin Durand, altiste et étudiant en médecine, qui a sollicité les spectateurs à deviner les noms de films, contre des points accordés pour une réponse correcte. Sa performance et sa maîtrise de la scène nous a vraiment fait rire!! Après chaque jingle en Dó Maior joué par les instruments à vents (clarinettes Si b: Ré Maior et Cors en Fa: Sol Maior), les spectateurs se sont vraiment impliqués dans les “Blind Test” et ont assisté à un show à part. Sur une échelle “amusante” de 0,25 à 5 points, en fonction de la difficulté à reconnaître le morceau, on a écouté le “Trio D929″ de Schubert dans le film “Barry Lyndon”; le thème musical de “L’apprenti sorcier” dans Fantasia de P. Dukas; G. Verdi dans “Jean de Florette” et dans “La force du Destin”; Claude Debussy dans “Sonate au clair de Lune” et dans “L’odeur de la papaye verte”, ainsi que l’Adagio de S. Barber dans les films “Platoon” et “Le fabuleux destin d’Amélie Poulain”.

Les films français ont eu, eux aussi, leur place dans le répertoire des morceaux présentés par l’Orchestre Symphonique de l’Université de Nantes. Voici la liste: “Un homme, une femme” – dont les musiciens ont chantonné un chabadabada à l’unisson – “Les  moulins de mon cœur”, “Les 12 travaux d’Astérix”, “Paris brûle-t-il?”, “La Carioca”, “Les aventures de Rabbi Jacob” et “Le gendarme à Saint Tropez”.

Quant à la contribution individuelle des musiciens, cela a fait plaisir d’entendre les morceaux de musiques des films comme “La Boom”, “Titanic”, “Les Choristes”, Can you feel the love tonight du film “Harry Potter”, “Saturday Night Fever”, “Le voyage de Chihiro”, Gabriel’s oboe du film “The Mission”, ainsi que, Singing in the rain, “Lawrence d’Arabie”, “Danse avec les loups” et “Il était une fois la Révolution”.

Et bien sûr il y a eu un vainqueur, celui qui a obtenu le plus de points, qui s’est vu remettre une boîte de maïs dédicacé par le chef d’orchestre et qui l’a joué à la façon Remise des “Oscars”. Tout pour nous rappeler ce travail magnifique des musiciens quant il s’agit de… “Silence! On tourne…”.

Auridete

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Burn point ! Ou la libération des petites cuillères…

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, PLURIDISCIPLINAIRE, THÉÂTRE, VIDEO  
  de valentinvanderhaegen le 27 April , 2009

Sous ce titre quelque peu incongru, l’on découvre un réel message engagé, clamé tout le long du spectacle par les quatre comédiens de la compagnie “insolitement vôtre” : laissons les petites cuillères tranquilles !!! Parfaitement, il est incroyable de constater que dans toute l’histoire sociale du monde, il n’y eut point un Jean jaurès, un Che Guevara ou un Gandhi qui se penchèrent sur cette épineuse situation… Eh oui, cela vous plairait-il, vous, cher ami de passage sur le blog du TU, de n’avoir pour seul but dans la vie que de remuer le sucre de canne dans le thé bouillant ou le yaourt nature ??? De se faire reluire sans pouvoir réagir par une éponge bicolore imbibée de liquide vaisselle pour finalement attendre des heures interminables sur un égouttoir ou dans un tiroir à couverts ?? Bien sûr que non, ce n’est pas humain !

Derrière cette idée loufoque se cache une mise en scène réfléchie, et on se laisse emporter dans les divagations de l’intrigue… Un tulle (sorte de rideau qui permet de donner un effet de flou sur les actions qui se passent derrière lui) sépare la scène en deux. Devant, deux comédiennes oscillent entre théâtre absurde et morceaux de piano mélancoliques. Derrière, deux autres effectuent des prestations de cirque, à savoir échasses et ascensions de draps suivie d’acrobaties diverses… Ce mélange détonnant, associé à une création vidéo et à des lumières douces, produit sur nous un effet inattendu. Un spectacle pour le moins intéressant mais…

Ne l’oublions pas, cela reste un spectacle amateur. Et il est important en sachant cela d’adapter les ambitions de la mise en scène aux moyens et au temps dont on dispose. Le spectateur repèrera bien les petits bémols de ce tableau qui aurait pu être parfaitement rafraîchissant. Erreurs de textes (pas en grand nombre, mais bien marquées… Dommage !), soucis technique (vidéo trop grande pour l’écran et qui se coupe à la fin en laissant voir le bureau de windows, lumières parfois décalées avec les actions…) viennent titiller l’esprit critique du public…

Mais ne nous arrêtons pas à cela pour un spectacle gratuit, amateur et plein de bonnes idées !! Cette compagnie aura on l’espère l’occasion de se concentrer avec plus d’investissement sur ses créations… Insolitement vôtre, vous avez de l’avenir ! Ne lâchez pas, pour le futur du théâtre et du cirque…

Valentin

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La faim justifie les moyens

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE, VIDEO  
  de thomasfuzel le 27 April , 2009

Thomas F.

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Négociations

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, VIDEO  
  de thomaslaigle le 21 April , 2009

La grande salle du Tu se transforme en cinéma le temps d’un instant. Le collectif Red Art dévoile au public ses deux courts-métrages,

sorte de diptyque cinématographique. Arthur et Sarah, liés par un pacte, planifient une série de meurtres afin d’arriver à leurs fins.

Pour cela, une série interminable de “négociations” s’en suit avec différents personnages de l’intrigue (Hugo, Anne, …). On se perd un peu dans le déroulement de l’histoire tant les prénoms fusent. Bercé par un fond de musique classique (Beethoven, Vivaldi, Mozart…), le spectateur est tout de même assez déçu quand à la qualité sonore: un buzz plane tout le long du spectacle, la différence des niveaux sonores est énorme, … Malgré l’attente d’une projection amateur, l’œil du public ne peut ignorer les cadrages grossiers, les tremblements du caméraman, certains problèmes de contraste de lumière. Le décor est très sommaire, l’histoire semble se dérouler dans la maison de banlieue d’un individu lambda. Le jeu des acteurs est aussi quelque peu décevant. Peut-être le collectif aurait sous-estimé le travail à réaliser en amont d’un film et la qualité du matériel utilisé.

Comme pour nous prouver une volonté d’évolution, on nous annonce à la fin un troisième volet de cette intrigue.

Thomas L.

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