1 heure avant la mort de mon frère
Une femme vient voir son frère emprisonnée depuis des années. Il l’a appelé à l’aide, veut la voir une dernière fois avant d’être éxécuté. On lui laisse une heure avec lui, une heure pour rattraper le temps perdu.
Et pendant un peu plus d’une heure, on verra deux personnages se tourner autour, se jauger, s’aimer ou se détester, essayer de régler une bonne fois pour toute leurs comptes : relation incestueuse, figure du père, mort de la mère…
Les comédiens évoluent dans une cellule, ronde, qui ressemble étrangement à une cage. Ils ne s’en échappent que pour des monologues oniriques et poètiques, au micro ; ou grâce à la video. La présence muette d’un gardien qui leur tourne autour rend ce huis-clos encore plus oppressant.
Mais jamais le spectateur n’est pris en otage, ou mis mal à l’aise par ce face à face. On ne plonge pas dans l’horreur. On nous y accompagne, en nous prenant doucement par la main. Et on ne peut que contempler le désastre.
On ressort avec la tête pleine d’une brume d’émotions.