Borges vs Goya, ça déménage!
D’abord il y a un espace scénique séparé en deux parties distinctes : un vieux canapé de cuir d’un côté et derrière un mur de matelas. De l’autre une vieille bagnole rouillée, dont on se demande bien comment ils ont pu la faire rentrer là, et derrière un mur de carrelage. Celui qui voulait voir Goya d’un côté, alors que ses enfants auraient préféré aller à Disneyland. Et de l’autre, celui qui aurait bien aimé pouvoir parler à Borges mais qui ne savait quoi lui dire. Les deux ne resteront pas séparés bien longtemps et assez vite, les choses vont s’imbriquer, se confondre, la voiture se renverser, le canapé monter sur la voiture etc – oui, on ne savait pas qu’une voiture finalement on pouvait faire tout ça avec… Et l’énergie débordante déployée par les deux comédiens ne peut que nous entrainer avec eux… La fin arrive ainsi tellement sans crier gare que le spectateur se sent embarrassé et se demande un moment si c’est le moment d’applaudir : ah ? Déjà ?