Je pensais que mon père…
En allant à ce spectacle, je m’attendais à beaucoup d’émotions. Le sujet de la relation d’un fils avec son père est normalement un sujet très intense. La pièce commence très abruptement sur le tournage d’une scène de cinéma. On comprend très vite qu’il va être question de la place que doit avoir un père pour son fils, de l’insatisfaction de l’enfant devenu adulte sur ce qu’il attendait de son père. Il ne peut le sortir devant lui que parce qu’il est devenu adulte et père lui-même. Beaucoup de formes sont utilisées: le théâtre, la vidéo, la musique, la danse. Il est très difficile dans cette pièce de comprendre la relation entre toutes ces formes. Sont-elles vraiment toutes utiles?
Je n’ai pas du tout été transportée par l’univers de cette pièce. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre le parti pris par l’auteur et les comédiens. Je trouve que la musique hachait beaucoup trop les courts moments (au début) de théâtre, ce qui entravait la compréhension. Le sujet n’a pas vraiment été traité et je trouve que la pièce a beaucoup trop survolé ce qu’elle annonçait. Il y avait pourtant de courts moments assez intéressants (par exemple quand la définition du mot “fuir” a été donnée… etc) mais ces moments arrivaient un peu comme un cheveu sur la soupe. J’ai aussi trouvé la pièce un peu surjouée avec la recherche de l’émotion à tout pris, peut-être parce que ça ne m’a pas touché du tout…