La Maladie de la Mort - Laborieux…
La mise en scène semble conforme à ce qu’en aurait souhaité Marguerite
Duras, comme nous le rappelle le petit fascicule, donné à l’entrée.
Nous le rappelle-t-il pour se dédouaner… ?
Parce que malgré la femme “couchée sur des draps blancs au milieu de la
scène”, malgré de belles lumières, malgré cet excès de voyeurisme affiché et
certes pas désagréable, malgré la voix de l’actrice ; malgré tout, je n’ai
pas réussi à “entrer” dans le texte. Parfois même, j’ose le dire, je me suis
ennuyée. Le texte allait trop vite, les mots ne prenaient pas sens pour moi
Je détachai même mon regard de la scène pour me concentrer sur les mots.
Bref, je n’ai jamais été… emportée.
Et comme un malheur ne va jamais seul, le lit qui aurait dû tourner sur
lui-même de façon voluptueuse, presque magique, faisait des à-coups réguliers
dans un bruit de petit moteur qui force…
Séverine.