La Maladie de la Mort - Laborieux…

  THÉÂTRE  
  de severinecoulombier le 23 October , 2008

La mise en scène semble conforme à ce qu’en aurait souhaité Marguerite
Duras, comme nous le rappelle le petit fascicule, donné à l’entrée.
Nous le rappelle-t-il pour se dédouaner… ?
Parce que malgré la femme “couchée sur des draps blancs au milieu de la
scène”, malgré de belles lumières, malgré cet excès de voyeurisme affiché et
certes pas désagréable, malgré la voix de l’actrice ; malgré tout, je n’ai
pas réussi à “entrer” dans le texte. Parfois même, j’ose le dire, je me suis
ennuyée. Le texte allait trop vite, les mots ne prenaient pas sens pour moi
Je détachai même mon regard de la scène pour me concentrer sur les mots.
Bref, je n’ai jamais été… emportée.

Et comme un malheur ne va jamais seul, le lit qui aurait dû tourner sur
lui-même de façon voluptueuse, presque magique, faisait des à-coups réguliers
dans un bruit de petit moteur qui force…

Séverine.

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la maladie de la mort

  THÉÂTRE  
  de valentinnaulin le 22 October , 2008

Des stores vénitiens devant une fenêtre, qui laissent à voir une femme dormant dans des draps blancs.
Autour d’elle, un homme, lit, marche, dit, entre, sort…
Elle répond, à lui, à nous, dans l’air, elle parle, se dénude, montre son corps, , retourne au lit, se recroqueville, dort, se réveille…

Quelle idée !
Quelle beauté !
Ces deux corps, ces deux voix, ces deux regards qui ne se rencontrent pas, ou si peu, et qui pourtant sont embarqués dans la même histoire…

Comment mettre en scène un roman ?
Toute la question est là : deux acteurs qui ne jouent pas vraiment l’action, deux lecteurs qui ne lisent pas vraiment les mots. Les mots de Duras transformés en objets, des images concrètes jetées dans l’esprit du spectateur, comme balancées par la fenêtre qui nous sépare de la scène, comme des bouteilles à la mer : on entre dans l’intimité des personnages sans pour autant se les représenter réellement, ce qu’on voit n’est qu’une projection, que le fruit de notre imagination.

C’est à la fois la force et la faiblesse de la pièce - du théâtre de Duras ? -
c’est très beau, mais très froid
il y a une âme, mais elle agonise
La Maladie de la mort (le livre) porte bien son nom, et la pièce nous fait ressentir celle qui est en nous.

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