Le théâtre de l’amante anglaise

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de thomasfuzel le 29 April , 2009

On entre dans la salle en apercevant la scène et deux espaces. Les personnages sont déjà présents sur scène occupant chacun un espace. On ne comprend pas tout de suite ce qui se passe. Tout est silencieux et il règne une ambiance tendue.

Tout commence quand une voix off s’exprime et apparaît comme le fil rouge de la pièce théâtrale. Cette voix est l’interrogateur qui essaie de comprendre un crime commis par cette femme soi-disant folle. Le mari de cette femme est questionné aussi pour apporter d’autres éléments à cette affaire remplie de mystère. Pourquoi Claire Lannes a-t-elle tué sa cousine ?

En effet, cette mise en scène met en valeur deux personnages perdus dans leurs vies finalement. Ils font apparaître une ambiance sombre et mystérieuse par leurs paroles et leurs comportements. L’interrogateur essaie donc de comprendre ces personnages et il aide, par ces questions, à ce que ces deux personnes se comprennent elles-mêmes. On comprend très vite que Claire et Pierre Lannes ont tous les deux commis le même meurtre. L’un en rêve et l’autre dans la réalité.

L’intrigue reste mystérieuse jusqu’au bout et on ne comprend pas pourquoi Claire a tué cette femme malgré les questions pertinentes de l’interrogateur.

On plonge vraiment dans une ambiance étrange pendant plus d’une heure. Le seul lien qui nous fait rester dans la réalité est cette voix off.

Thomas F.

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Le théâtre de l’amante anglaise

  FESTIVAL UNIVERSITAIRE, THÉÂTRE  
  de thomaslaigle le 29 April , 2009

Grand plongeon dans les songes d’un couple qui semble ne

jamais s’être compris. Avant même le début de la représentation,

Pierre se torture l’esprit, perdu dans ses pensées. La scénographie apparait

comme un espace mental (jeux de miroirs, lumière blanche/verte étrange,

palissade blanche intrigante). Cela impose un silence glacial dans la salle.

C’est une voix off qui rythme la pièce à grands coups de questions visant à

élucider la cause du meurtre d’une femme sourde et muette (Marie-Thérèse),

retrouvée découpée en morceaux dans plusieurs trains. Cette voix sur laquelle

on ne peut mettre de visage est dérangeante. Qui est-ce? Un juge, un policier,

un psychiatre ou bien la voix intérieure du personnage? La voix interroge la

personne reconnue coupable (Claire) après s’être intéresser au cas de Pierre

(mari de Claire). Petit à petit, le public et la voix ne font plus qu’un: ils adoptent

le même point de vue face aux personnages (la voix provient de derrière les

spectateurs), ils dominent et inspectent la scène, la voix pose des questions

pertinentes qui auraient pu être celles formulées par les spectateurs afin d’en savoir

plus sur la situation.

Après avoir interprété (semble-t-il) le moi féminin de Pierre, la comédienne rentre

dans la peau de Claire, cette jeune femme atteinte de folie qui aurait tué Marie-Thérèse

dans une cave. Ne se rappelant plus elle-même des détails de l’affaire, c’est en prison

qu’elle est interrogé. Claire aurait accompli le rêve qu’avait fait son mari quelques jours

auparavant.

Le foisonnement de détails de l’intrigue additionné au ton monotone des comédiens donne

un rythme assez soporifique. Mais cela est très pertinent et permet d’instaurer ce climat

troublant et gênant du service psychiatrique d’une prison. L’enfermement final de Claire dans

sa propre folie est fatal. On en ressort quelque peu débousselé.

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